Les contes des 1001 séries : Nicolas Le Floch

Il y a quelque temps nous évoquions le boum des séries dites historiques. Avec Nicolas Le Floch, c’est d’histoire et de polar qu’il s’agit.

Nul n’est besoin de présenter le héros inventé par l’auteur Jean-François Parot. Le jeune commissaire de police sert de pivot à une dizaine de romans nous plongeant dans le règne finissant de Louis XV. Ces intrigues ont progressivement été adaptées pour le petit écran, avec un certain succès du reste puisque le fringuant policier, incarné par  Jérôme Robart, entame sa 4eme saison, avec désormais des scénarii directement créés pour le film.



Bande annonce – Nicolas Le Floch (Saison 4) par Phares-Balises

On le sait il est difficile de transcrire un monde écrit en images. Avec ces nouveaux épisodes créés spécifiquement pour la télévision, l’univers de Parot semble perdre de sa fixité, et évolue désormais avec la grâce perverse, l’intelligence raffinée et la légèreté aveugle du siècle des Lumières. Chacun a pris ses marques, comme délivré du diktat d’adaptations délicates à opérer. Le tout constitue un divertissement agréable, prenant même, un moment de détente intelligent et éducatif.

On aime tout particulièrement :

  • le casting (Didier Sandre, impérial et émouvant dans « L’affaire de la rue des Francs Bourgeois ») ;
  • l’équilibre entre vérité historique (références à des évènements, des réalités diplomatiques, des personnages même comme Cagliostro, le roi ou ses ministres) et fiction ;
  • le soin dans les détails historiques qu’il s’agisse du fonctionnement de cette police naissante qui met la torture entre parenthèses pour se consacrer à l’étude des faits et des preuves (esprit des Lumières oblige), ou des mœurs alimentaires de nos aïeuls ;
  • l’évocation de la Basse Geôle du Châtelet, prison, bureaux administratifs mais aussi institut médico-légal où officiait le bourreau Samson, amené à pratiquer les autopsies ;
  • les costumes, les maquillages et les décors, de toute beauté et qui n’ont rien à envier à des reconstitutions prestigieuses comme le Marie-Antoinette de Sophia Coppola ;
  • la scène de duel dans le dernier épisode « Le dîner de gueux », digne d’un film de cape et d’épée.

Bref le tout est un excellent moyen de se plonger dans une époque révolue et d’en gouter le piquant. Parfait pour les lycéens désireux de réviser leur bac de façon un peu plus vivante, …et pour les autres aussi.

Petit plus personnel :

  • les personnages de Sartine, ministre en charge de la Police, collectionneur passionné de perruques, grand esprit, incarné par un François Caron génialissime de perspicacité et de cocasserie, et le chevalier d’Eon, joué par Philippe Demarle, qui apporte une ambiguïté sage et discrète qui dénote avec le côté racoleur qu’on prête habituellement à l’espion.
  • le site dédié qui regorge d’infos sur le pourquoi du comment, et les coulisses.

La saison 5 est en préparation, revenant à l’adaptation des romans. On attend avec impatience de voir ça. Pour l’instant, la région Pays de Loire fait le buzz autour du tournage qui a lieu dans les rues du vieux Mans. Preuve que la série est devenue un élément de prestige et une valeur sûre !

 

Vidéo : France 3 – Pays de la Loire

Reportage France3 Maine
Marc Yvard
Christelle Massé
Montage Jean-François Barré

 

 

Et plus si affinités

http://programmes.france2.fr/nicolas-le-floch/

http://www.facebook.com/pages/Nicolas-Le-Floch/155389793984?ref=ts

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