Le Piano Toqué : une halte gourmande sur le chemin de Barbizon …

Fuyant Barbizon sous le déluge, ses journées du patrimoine et ses restaurants bondés, c’est trempés et sans trop d’espoir à presque 13h45 un dimanche que nous stoppâmes en désespoir de cause devant Le Piano Toqué, établissement repéré le matin même lors de notre passage automobile par la rue principale de Macherin. Petit coup de fil (béni soit l’inventeur du smartphone), imploration : «Bonjour, vous servez encore ? » »Euh tout dépend … on sert encore ? » «Voix en cuisine : « Ils sont loin ? » «Vous êtes loin ? » « Garés en face … » Éclats de rire … « Venez ! ».

D’un bon joyeux et soulagé, nous sautâmes le caniveau ruisselant pour nous engouffrer dans ce qui devait constituer la surprise gourmande de notre semaine, et sauver un dimanche placé, il faut bien l’admettre, sous des auspices assez merdiques. Car, outre qu’il est accueillant, chaleureux, décoré avec originalité et un sens certain du détournement mobilier, Le Piano Toqué propose une cuisine délicieuse dont nous avons pu mesurer, vu les circonstances atmosphériques et la déception de notre escapade avortée, la haute capacité de réconfort.

Cocktail au champagne et planche apéritive avec verrine de salade carotte/lentilles/céleri tout juste assaisonnée, brick au fruits de mer, pavé de bœuf saisi avec sa sauce aux échalotes et ces frites de légumes (carotte, patate douce, pomme de terre, céleri), magret de canard aux figues, purée de petits pois et pâtes fraîches, muffin au chocolat façon profiteroles, pêche melba du chef … Chef qui déboule des cuisines pour se servir un petit verre de vin en récompense de ses efforts du midi, et vient nous saluer avec son grand sourire, nous raconter son bonheur de la cuisine, sa manière de faire.

Le pavé de bœuf ? Pour assurer une cuisson à point, faire chauffer la pièce sur le côté du fourneau, avant de le passer à la poêle. La chantilly ? Au siphon. La pêche melba ? Une vraie pêche coupée en dés, avec un coulis aux fraises de sa composition. Passionné et passionnant, ce phénomène, adepte de champignons, choisit les produits qu’il travaille avec un soin jaloux. Son credo ? Il trône sur un des murs de la salle principale de cette auberge vieille d’un siècle : « Il faut toujours cuisiner avec amour ». Ce qui n’exclut pas une pointe de folie douce, qui justifie ce nom à double sens de Piano toqué.

Folie douce mais pas excessive : les prix sont tout à fait abordables qui vous permettent de profiter d’une gastronomie pertinente et exigeante sans vous ruiner. Bref vous savez ce qu’il vous reste à faire. Et n’hésitez pas à inscrire cette adresse à la page de vos cantines, vous ne le regretterez pas.

Et plus si affinités

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