A l’avant-garde : Ines Kozic – Hairy Tales

10382460_265574146962941_3065772258126461730_n

Si jeune mais déjà pertinente. Est-ce parce qu’elle est danseuse et modèle, qu’Ines kozic met tant d’épaisseur dans sa photo ?

La vingtaine, fine et élégante, la demoiselle, qui se dénude à l’occasion, saisit la féminité aux cheveux pour nous raconter l’histoire éternelle de Mélisande. Toison tressée, tricotée, piégée dans un rouet, comme une Belle au Bois Dormant, elle entrave ses héroïnes dans des vertus et des principes bien peu libérateurs.

Le noir et blanc des clichés accentue cette désuétude corsetée de valeurs castratrices qui claquemurent les petites filles dans un modèle de sagesse coercitive, de beauté réductrice. Le propos est d’autant plus fort qu’il claque dans un point de l’image, devenu synergie du portrait, attirance inévitable de la pupille.

On pense inévitablement aux princesses de porcelaine que Jessica Harrison se plait à mutiler, aux poupées Barbie meurtrières de Mariel Clayton ….. Les belles d’Ines Kozic se situent à la frontière entre autodestruction et fureur vengeresse, et l’on ne sait quand elles vont ployer. C’est toute leur force.

 

Et plus si affinités

http://www.ineskozic.com/

 

Commentaires

commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.