L’Appartement : un locus amoenus culturel pour une autre approche de l’acte artistique

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Musées, galeries, foires, salons, les rendez-vous ne manquent pas pour mettre en exergue une scène artistique foisonnante de talents toujours plus nombreux. Pourtant cet univers demeure l’apanage de privilégiés, et rares sont les néophytes qui osent franchir les portes des galeries, questionner les professionnels. Outsider Art Fair, YIA, Vitrine AM, les projets proposant une approche décomplexée de la création se multiplient que nous suivons avec intérêt. C’est donc avec une bienveillante curiosité que nous avons découvert l’initiative de Nathalie Miltat, qui en septembre 2014 a décidé d’ouvrir son loft du 10eme arrondissement à de jeunes artistes et au public désireux de les découvrir.

Depuis cinq mois donc, L’APPARTEMENT mène une action de détection et de promotion artistique sous le commissariat du critique Timothée Chaillou, avec déjà à son actif quatre expositions monographiques consacrées à Justin Morin, Bertrand Lavier, Mathieu Cossé et Nadira Hussein. L’idée force de la démarche est de placer les œuvres dans un lieu de vie déjà investi d’une collection. La chose mérite d’être soulignée qui questionne artistes et visiteurs sur l’acte de collectionner et d’exposer la création non dans un espace dédié sans limites mais dans une intimité où l’on évolue quotidiennement, intimité dans laquelle la proximité des œuvres va tisser l’identité, l’esprit du lieu, ce genius loci que Timothée Chaillou a le désir de comprendre pour mieux le faire partager au public.

Comme l’explique Nathalie Miltat, « dans la genèse d’APPARTEMENT, je souhaitais montrer des artistes Français émergents, mais dans un espace habité dont je considérais les contraintes comme enrichissantes. Je pense qu’un tel cadre éprouve leurs pratiques et déjoue les réflexes. Aujourd’hui, ce propos est enrichi par un commissaire qui imprimera son style, sa « maniera » à l’instar d’un roman ou d’une composition à lire ou écouter toute une saison, temps nécessaire à l’imprégnation ». Le lieu s’y prête admirablement, chargé qu’il est d’un passé prestigieux, celui de Lithographie Parisienne, créée en mars 1866, et dont la façade de brique et de fer est demeurée intacte.

 

Et plus si affinités

http://appartement-27bis.com

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