Inside the Qwartz, en quête des musiques nouvelles – step 1: Feromil, le chant du métal.

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Décidément l’été n’est pas de tout repos : après le Polacast, le Klub et le projet des Rustres, c’est au tour des Qwartz de passer sur notre table d’observation. Tandis que les Polacasters sont en train de tester le mélange lightpainting/polaroïd dans un article voisin, nous ouvrons ici un quatrième labo d’observation dédié aux musiques nouvelles.

C’est quoi, la musique nouvelle ? Pas le tout de la récompenser, encore faudrait-il la définir, savoir ce que ça représente. Usage de l’électronique, de l’informatique, du numérique ? A ce compte, chaque mix d’un DJ, chaque morceau électro relève de la musique nouvelle, qui n’aurait de nouvelle que le nom, sachant qu’à l’heure actuelle n’importe qui équipé d’un bon logiciel peut masher tranquille sur son ordi.

Alors ? Alors nous sommes partis fouiller les archives des Qwartz, leurs sites, leurs photos, leurs vidéos, afin de vous faire partager quelques étincelles créatives issues de cette fameuse new touch. Premier arrêt dans notre périple : Feromil.

Emilien Leroy vient de Dunkerque. Entre docks et paquebots, le métal il connaît. Sauf qu’il en a fait son élément sonore. Collectionnant les avatars comme d’autres les cravates (Feromil,  Michel Minouche, Milo, …), il aime à monter sur scène avec masques et instruments complètement inattendus. Ainsi ce détecteur de métaux dont il use comme d’une guitare ou d’un violoncelle, c’est selon.

Insolite, étrange, décalé ? … peu importe, ça marche, et plutôt bien. Détournement de matière oblige, l’objet quitte le cadre des arts plastiques pour pénétrer le monde de la composition, et cela donne la Symphonie pour ferrailleurs, émaillée de toute une gamme de sons aux accents de voix fantomatiques.

Effet auditif et visuel garanti, ainsi lors de la session 2011 de remises des Qwartz où le public a assisté à cette performance pour le moins stupéfiante …

Voilà qui prend aux tripes et aux tympans, n’est-ce pas ? Si c’est à la fois expérimental, dark, indus, avec une petite touche d’électro gothique, ça ne ressemble guère à de l’impro et il y a là une maîtrise parfaite de la matière. On mesure le travail qu’il a fallu accomplir pour en arriver là :

– capter les potentialités artistiques de l’objet

– passer de la stridence à l’accord

– apprendre à dompter et moduler les sons

– restituer toute la gamme d’une portée musicale

-dépasser les critiques et s’imposer (certainement le plus dur)

Apocalyptique peut-être, d’avant-garde sûrement, complètement barré, il n’y a aucun doute. Mais cette prestation entre éclatement des genres, détournement des objets et inventivité exacerbée, s’avère en tout cas riche d’enseignement.

A suivre.

Merci aux Qwartz et Qwartz TV qui nous ont autorisés à utiliser la vidéo.

Production : Qwartz
Réalisation : Sébastien Auger [Kuryakin]
Chef Opérateur : Romain Prouveur
Montage : Erika Traverse
Cadreurs :Alix Lepienne, Prune Saunier-Dardant, Pierre Teulières,
Fanny Vandecandelaere

Et plus si affinités

http://www.myspace.com/monsieurtrickster

http://qwartz.fr/2011/07/20/feromil-on-stage-qwartz-%E2%80%93-le-trianon/

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