Halloween Bloody Party : du rock à réveiller les morts

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Meuh non, on n’a pas raccroché des concerts, que nenni ! On a juste pris un temps de pause, pour cause de genou entorsé suite à une « danse des torchons » dont on ne vous dévoilera aucun des détails, consternants du reste, faut savoir rester discret sur certains aspects de la difficile existence d’ARTchemist lady, bref c’était pas très glorieux et on a zappé blinde d’events et c’est pas cool …

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Copyright Padmé Purple

Bref après deux mois et demi d’abstinence et des tendons jouant la chaise longue, il était temps de reprendre le chemin des salles obscures, histoire de reprendre contact avec la rockattitude en direct live. Un passage sur l’aile à Marsatac nous avait chauffé au bon air électro de la cité phocéenne by night. Mais c’est la Halloween Bloody Party qui a officiellement ramené votre humble et claudicante servante au cœur de l’action, plus exactement en surplomb (faut pas déconner non plus, on va pas aller tout de suite se remettre mal en pogotant) du haut du balcon du Divan du Monde pour apprécier à sa juste valeur la prestation des groupes convoqués en cette soirée de Toussaint.

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Copyright Padmé Purple

Dans la salle blinde de rockers, psychos, petites pin up et métalleux, tous grimés/déguisés pour célébrer El dia de los muertos. C’est un parterre de zombis et de cadavres que je traverse donc pour escalader l’escalier et prendre mon poste presque au dessus du plateau, histoire de juger des crêtes et des tremplins qui émergent de la foule, y en a même qui sont venus en bananes tueuses, histoire de célébrer le combo des Banane Metalik, qui partagent l’affiche avec Burning Lady, Demented are go et Peter Pan Speedrock.

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Copyright Padmé Purple

Peter Pan Speedrock qui lance le bal avec rage et passion, sans chichi et avec force riffs et solos tous plus dingues les uns que les autres ; ça crache, ça vibre, ça vrombit, les trois néerlandais prennent la salle à bras le corps et vous secouent tout ça que c’en est un pur bonheur. Il faut avouer qu’ils en ont sous le capot et que le professionnalisme est là sans conteste, l’habitude aussi. Carré, calé, posé : Peter van Elderen secondé de ses deux fidèles lieutenants égraine sa setlist avec la virtuosité d’un Vivaldi, de la gratte et chauffe l’audience qui était déjà bien conquise.

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Copyright Padmé Purple

Suivent les Burning Lady pour un live express, on a pris du retard sur le planning et l’ordre de passage des groupes a été modifié, du coup faut filer : le combo débarqué de son Nord Pas de Calais natal prend les choses en main avec poigne et un rebond certain vu les sauts de marsupial que fournissent à qui mieux mieux le guitariste et le bassiste transformés en ressorts tandis que la chanteuse assaine ses textes avec la puissance d’un ouragan. Une chanteuse qui allie des accents de métalleuse et la gestuelle d’une slameuse. Noise, ska, grunge, punk, on passe par toutes les couleurs de l’arc en ciel et on salue la prestation, aboutie malgré des balances minimalistes.

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Copyright Padmé Purple

Suivent les Banane Metalik, sanglantes, décomposées et particulièrement actives pour des morts vivants. Imaginez les pires délires du grand Guignol, la clique d’Al Capone revenue de l’au-delà ou The Exploited post mortem et vous aurez une idée de leur prestation on stage, à grand renfort de membres coupés et d’hémoglobine. Gore’n roll ? Oui oui c’est bien ça, avec une forte tendance à la protestation et une nette volonté de dire non au système et à l’industrie de la musique. Faut croire que ça plaît, la salle est comble et le public survolté tandis que des fans montent sur scène s’éclater auprès de Ced666 et ses sbires qui attaquent direct avec une relecture chiadée de la musique du Parrain.

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Copyright David Jeanin

On les laisse foutre le feu au plateau et allumer ces dames qui en redemandent, histoire de préparer le terrain pour les illustrissimes et très pantelants cadavres de Demented are go, bien décidés eux aussi à marquer au fer rouge une audience plus que consentante. Contrebasse martyrisée, Gretch assassine, ils n’y vont pas de main morte, les british et leur psychobilly a des relents de Blitzkrieg. Savent y faire, c’est juste jouissif ! Décidément le professionnalisme et le savoir faire y a qu’ça devrai ma bonne dame ! On apprécie d’autant plus que c’est une culture en soi que cet univers voué aux films d’horreur 60’s autant qu’au mode de vie des rockers basiques.

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Copyright Padmé Purple

Creepers, bananes et vestes léopards, perfecto et tatouages, sous les fards et le sang factice, ce sont d’excellents musicos qui se démènent sous nos yeux et ça fait du bien ! On ressort de là ravis et plein d’entrain, perso mon genou a tenu la cadence de cette séance de rééducation survoltée. Quand on vous dit que le rock, côté santé y a pas mieux, surtout quand il s’agit de réveiller les morts !

PS : si mon genou a tenu, l’appareil photo a succombé aux ¾ du parcours. Paix à son âme et à mon compte en banque pour en racheter un. Du coup je n’ai pu shooter Demented are go,aussi je me permets d’emprunter un cliché à David Jeannin pour illustrer mon propos. Merci Monsieur David.

Album Photos The ARTchemists

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