Gladstone Fest V : in dark deep waters !

Le 1er octobre nous lancions notre nouvelle plate forme avec l’annonce de l’affiche Gladstone Fest V. Un choix édito assumé puisque l’émergence progressive mais constante du stoner sur le devant d’une scène musicale par ailleurs malmenée ne cesse de nous surprendre en ces périodes de vaches maigres culturelles.

Qu’on le veuille ou non, le stoner et ses petites cousins en darkitude mélodique plaisent et les salles se remplissent d’un public fidèle à chaque nouvelle annonce. Underground ? Le Hellfest lui a consacré une scène à part entière, les groupes tournent convenablement dans l’espace Schengen, à Paris avec les soirées Stoned gathering. Il semblerait donc que les mystères de la dark music sortent doucement de l’ombre pour s’installer confortablement dans un crépuscule confortable.

Le Gladstone Fest participe de ce désenclavement progressif avec désormais l’objectif de mettre en avant des formations émergentes venues de partout, province et off shore confondus. Un but : ouvrir la scène stoner & dark parisienne, éclater les logiques frontalières, abolir les territorialités et permettre à des groupes venus d’ailleurs de venir s’exprimer dans la capitale.

C’est ainsi que ce dimanche 14 octobre nous avons pu écouter/apprécier/évaluer sur site et en enfilade les bordelais d’Aguirre qui ont ouvert le bal le halo bleuté de la voix bitumée du chanteur, puis Chaos ET Sexual, Abrahma, Coffin on tyres, les anglais d’Enos, les lillois de Children of Doom, les belges Coubiac et Deep Show.

Fidèles au poste, nous étions présents dans les entrailles du Klub, mêlés au addicts qui suivent le festival depuis sa première édition. Et un constat de base : c’est une famille que nous avons vue à l’œuvre, avec une totale adhésion des groupes et une ambiance de fourmilière dans les heures précédant le lancement de la 5eme édition.

Il faut dire qu’avec cinq sessions en deux ans, Glastone Cherry et ses petits camarades ont pris de la bouteille et s’étaient préparé à ce tournant de prog, portant sur la variation autour du stoner et de ces musiques sombres et hypnotiques que sont la doom, le heavy noise core, le heavy psychedelic rock, le sludge … bref du « rock énervé » me dira l’un des musiciens de Coubiac.

Un sans faute au bout du compte avec un timing tenu et une excellente rotation des groupes d’un étage à l’autre, pour des live de plus en plus intenses au fur et à mesure que la soirée s’écoule dans cet espace restreint qui se prête bien à l’aspect hypnotique d’une musique au son hyper saturé de basses et d’accents gutturaux qui mêlent voix et riffs de guitares.

Et une certitude : avec ce désir évident de mettre en avant les jeunes talents du secteur, le Gladstone fest s’enracine dans l’avenir. La preuve avec cette trouvaille qui nous saute au visage dés les premières notes du set : Chaos ET Sexual.

Un accident de prog, les gars ont remplacé un autre groupe au pied levé … et nous en sommes ravis car ce fut une sacrée révélation que de balancer ces jeunes porte drapeau de la drone dans un festoche où l’instrumental est habituellement très présent.

Mais force est de constater que le trio parisien composé de deux guitares (dont l’une furieusement torturée par le musicien à coups de tournevis) et d’un electro musicien à la machina trouve parfaitement sa place dans la thématique très lourde de cette soirée.

Bref un gros coup de cœur dont nous vous reparlerons ultérieurement et surtout un choix de prog emblématique de ce que le Gladstone fest pourrait devenir dans quelque temps : un sacré activateur de talents.

Merci à Gladstone Cherry, toute l’équipe du festival, les groupes rencontrés.

Et un gros gros gros merci aux réals des vidéos et à Lorène Lenoir pour ses photos.

 

Et plus si affinités

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