Festival Lumière à Lyon : une ouverture grandiose

Pour la cinquième année du festival c’est l’adulé Tarantino qui est mis à l’honneur. Après Clint Eastwood, Milos Forman, Gérard Depardieu, Ken Loach, c’est le réalisateur de Pulp Fiction qui recevra le prix en cette année 2013. Ici pas de compétitions, juste des hommages magnifiques aux grands noms du cinéma dans la ville qui a vu naître le 7éme art.

Les cinéphiles et les Tarantinophiles se pressent cette année au village du festival dans la villa des frères Lumière, c’est toute la place Montplaisir qui revit son histoire. Une programmation magnifique à la hauteur du succès inconditionnel de cette nouvelle édition. Pour l’ouverture, Tarantino, star mondiale inconditionnelle, salue l’œuvre et le personnage de légende qu’est Jean Paul Belmondo. Ce dernier est invité d’honneur avec Un singe en hiver d’Henri Verneuil comme film d’ouverture : quoi de plus fort pour rappeler le génie de cet acteur incontournable du cinéma français ? De la Nouvelle Vague aux films d’actions, Belmondo nous a impressionnés à travers une magnifique carrière. Révélé dans A bout de souffle et Pierrot le fou de Godard, « cet enfant gâté » nous fait revivre son itinéraire.

Le festival Lumière nous amène à privilégier certaines séances, pour The ARTchemists, la soirée de mardi s’est tournée vers deux grands noms : René Clément et Ingmar Bergman.

Le documentaire René Clément témoin et poète d’Alain Ferrari nous renvoie à l’œuvre de ce réalisateur injustement oublié. Pour le centenaire de sa naissance, ces 52 minutes au cœur de l’intimité de Clément nous rappelle ces chefs d’œuvres de notre cinéma national. Comment ne pas célébrer un engagement aussi fort que celui de La Bataille du rail, une si grande émotion que celle exprimée par Jeux interdits ou le très beau Plein soleil ? Clément est de ceux qui ont souffert de la Nouvelle Vague, un artiste vivement critiqué qui mérite cependant de survivre à son époque. Il y a trois ans, l’institut Lumière nous accordait une magnifique séance de Plein soleil en extérieur, aujourd’hui revivons l’œuvre de ce grand homme du cinéma.

Qui est Bergman ? Ce suédois qui enchante avec ses films profonds, souvent critiqué par son absence de paroles. Le cinéma de Bergman n’est pas inaccessible, il sait s’offrir comme nous le prouve encore une fois Scène de la vie conjugale ; créée pour la télévision puis reconstituée en un film, cette œuvre majeure nous montre la décomposition d’un couple. 2h40 de sentiments, d’émotions, de violences et de lâchetés. Chacun se retrouve dans les deux protagonistes de cette histoire. Bergman réussit à nous montrer, ce que les personnages refoulent, il nous emmène vers tout ce qui n’est pas acceptable. Une histoire d’amour et de tragédie, magnifiquement restaurée. Laissons-la nous interroger sur ce qu’est vraiment le fait d’aimer.

 

Et plus si affinités

http://www.festival-lumiere.org/

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