Exposition : Lewis Wickes Hine – Fondation HCB

Il y a quelques jours, nous chroniquions la session 2011 des Rencontres d’Arles : un cru stigmatisant la métamorphose progressive d’une photographie évoluant désormais dans le sillage de la toile. Entre retouches, modifications et mises en scène, la photo doit-elle être le témoignage simple et sans fards de la réalité ?

L’exposition consacrée par la fondation HCB au travail de Lewis Wickes Hine relance la problématique. Portraits d’immigrants débarquant à Ellis Island, enfants au travail, construction de l’Empire State Building, reportages en Europe à la fin de la première guerre mondiale : Lewis Wickes Hine (1874-1940) était ce qu’on appelle un photographe social et ses clichés tendront à dénoncer les injustices d’un système économique dur et sans pitié pour l’être humain.

Désireux de développer « la part visuelle de l’éducation », il ira jusqu’à mettre en scène certaines de ses images. Cela afin de déclencher la réflexion de ses spectateurs, de positiver la perception qu’on aura de ses sujets. Un choix esthétique qu’il applique pour la première fois à Ellis Island et qu’il respectera, sa carrière durant.

Ce pionnier de la photographie sociale voulait ainsi créer une image « plus réelle que la réalité elle-même » expliquant en 1933 :C’est au nom de la force expressive et non de l’emphase que je sélectionne les visages les plus marquants pour mes portraits industriels, parce que c’est la seule façon de traduire ma conviction qu’au bout du compte, le plus important c’est l’esprit humain.

Et plus si affinités

http://www.henricartierbresson.org/prog/PROG_expopup1a_fr.htm

www.henricartierbresson.org

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