Exposition / Cheveux chéris : ambivalentes crinières

« Couper les cheveux en quatre », « s’arracher les cheveux », « avoir un cheveu sur la langue » … la sagesse populaire a su rendre hommage à la chevelure, de même les grands hommes si l’on en juge par cette citation d’un certain Stendhal : « La chance s’attrape par les cheveux, mais elle est chauve ». Et que dire de la nouvelle de Maupassant intitulée « La chevelure » ou du poème de Baudelaire baptisé du même nom sinon que les auteurs y traduisent la fascination opérée par une crinière de femme sur la gent masculine ? Fascination que l’exposition proposée par le musée du Quai Branly s’emploie à explorer jusque dans ses expressions les plus extrêmes :

Séduction, beauté, vieillissement, pouvoir, déchéance, conquête, violence, comme vous l’explique cette vidéo, le parcours aborde le sujet en transversal, de façon souvent déroutante et choquante car contrastant les aspects purement esthétiques et les significations les plus inattendues, les plus troublantes.

Les cheveux des morts notamment nous interpellent, de même les boucles rasées des nones, ou des femmes perdues, tondues lors de l’Epuration, les scalps arrachés au cours des combats sanglants. Parce qu’elle n’occulte aucun paramètre, aucune facette de ce si large éventail, entre frivolités et trophées, parce qu’elle adopte ce titre si enjôleur, presque fétichiste, l’exposition Cheveux Chéris va au bout de son champs d’investigation et y introduit une dimension combinatoire et comparative dont l’impact est puissant et nécessaire.

 

Et plus si affinités

http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/a-l-affiche/cheveux-cheris.html

Commentaires

commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.