Expo – Paris : CARLO ZINELLI. UNE BEAUTÉ CONVULSIVE

 

Art brut : créations de personnes exemptes de culture et de formation artistiques. C’est  le peintre Jean Dubuffet qui lance l’expression, rassemblant ce type d’oeuvres dans sa Collection de l’art brut.

L’art brut … si l’on se conforme à cette définition, l’étincelle créatrice originelle, pure, … qui pose en un éclair la question de l’artiste visité des dieux, le problème de l’inspiration, le statut du créateur et sa reconnaissance au sein de notre société.

L’exposition consacrée à Carlo Zinelli par la Galerie Christian Berst reprend cette problématique : né dans la tourmente de la 1ere Guerre Mondiale, travaillant à la ferme, aux abattoirs, solitaire, dandy, amateur de musique, schyzophrène, l’artiste italien produisit environ 3000 dessins, la plupart recto-verso, la plupart aujourd’hui perdus. Il faudra son internement à l’asile San Giacomo de Vérone pour qu’on repère son talent.

Dino Buzzati et Moravia se chargeront de le faire connaître, Jean Dubuffet et André Breton l’admireront. Pourtant jamais le peintre n’eut notion de produire une oeuvre à part : dislocation des contours, dédoublement et atrophie, absence de perspective, utilisation de la couleur, variation de l’échelle, présence de l’écriture, … C’est une révolution formelle qu’il mène sans même le suspecter.

Une exposition à voir donc si vous voulez interroger d’un peu plus près les mystères de l’étincelle artistique primale.

 

 

Et plus si affinités

 

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