Escapade temporelle : l’Orient Express à Paris

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Il vous reste encore quelques semaines pour vous rendre à L’Institut du Monde Arabe et découvrir l’exposition Il était une fois l’Orient Express avant qu’elle continue son périple itinérant.  Elle se décompose en deux temps : d’une part la visite de trois voitures emblématiques de ce train luxueux et fantasmatique, d’autre part une scénographie d’objets et d’œuvres au sein de l’Institut retraçant les enjeux politiques, sociaux et artistiques liés à l’histoire de ce train mythique.

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C’est certainement la visite des voitures qui laissera les plus beaux souvenirs : la voiture salon et la voiture bar  (construites en 1929 et décorées par le maître René Lalique) et enfin la voiture lit (type Y, construite entre 1930 et 1950 et en service jusqu’en 1985).  En parcourant leurs couloirs feutrés,  on se figure parfaitement les voyageurs réels ou imaginaires qui en ont fait la réputation et nourri mille et un fantasmes. Marlène Dietrich, Lawrence d’Arabie, Agatha Christie, Léon Tolstoï, Mata-Hari, Serge de Diaghilev, Hercule Poirot, le maharaja de Behar et tant d’autres encore.

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Dans les voitures, différents objets d’époque (livres, journaux, service à thé ou à café, vases, lampes, vêtements, lunettes et accessoires, photos, etc.) reconstituent l’atmosphère et la vie qui pouvaient régner à bord. Pour ceux qui ont l’imagination fertile, il est aisé de se projeter.  Confortablement installé dans ce bel écrin, l’esprit songeur, le nez à la vitre, en route pour l’Orient. Celui qui n’existe pas vraiment, celui qui relève de cette période orientaliste où le rêve et la réalité se fondaient à n’en plus pouvoir discerner l’un de l’autre à moins de le vouloir…

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Le parfum du thé et du café, les moustaches cirées et élégantes, le bruissement des étoffes précieuses. Mais surtout les regards échangés, les intrigues amoureuses et politiques, la rédaction enfiévrée d’articles, livres et missives personnelles, les séductions de circonstance, les secrets murmurés entre deux cabines. Les silhouettes mystérieuses se découpant sur des paysages oniriques et inconnus. Quel drôle de petit théâtre cela devait constituer ! Car, luxe et Art nouveau au programme ou pas, il s’agit quand même d’un huis clos de plusieurs jours…

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Malheureusement, pour permettre l’accès à un maximum de visiteurs, votre découverte de ces superbes voitures sera certainement un peu écourtée par les guides, qui ne laissent que peu de temps aux rêveurs pour flâner et se perdre… La suite de l’exposition paraît bien plus terne au regard de sa première partie. Trop sage pour un sujet qui aurait pu se prêter à de plus grandes extravagances et mises en scène.

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Pour parfaire votre dépaysement vous pourrez déguster, à la fin de l’exposition, pâtisseries orientales et thés qui achèveront de donner l’envie aux plus esthètes, d’enfiler chaussons brodés et soyeuses robes de chambre pour se lover dans de capiteux coussins, l’esprit embrumé de vapeurs d’encens et de suaves saveurs de miel, tournant les pages de récits mystiques aux couleurs chatoyantes et s’imaginant déjà perdus dans les rues d’Istanbul.

Et plus si affinités 

Jusqu’au 31 août à l’Institut du Monde Arabe 

http://www.imarabe.org/exposition-ima-11859

Un projet numérique à tendance interactive à été créé par les élèves de  e-artsup, école de création numérique pour accompagner l’exposition. Il s’agit du journal de bord fictif d’un conducteur à consulter ici :

http://www.il-etait-une-fois-orient-express.imarabe.org/?step1

 

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