Communication culturelle : Unicef – See the potential

Hep les ARTchemists !

On inaugure une nouvelle rubrique qui, comme son nom l’indique, est dédiée à la communication culturelle dans son ensemble. Parce que vu le nombre de créations publiées, sans comm’, la culture n’est rien ou pas grand-chose (c’est terrible à dire mais c’est vrai) ; parce que le monde de la comm’ régulièrement s’inspire de la culture et de l’art. Bref la passerelle existe entre les deux univers, et elle va se renforcer dans les temps de vache maigre à venir.

Cela vaut donc le coup d’y jeter un œil. La preuve avec cette première focale sur la campagne de l’Unicef qui questionne l’avenir des artistes réfugiés. Intitulée « See the potential », la vidéo met en évidence le parcours d’un jeune syrien qui fuit son pays en guerre et réalise son rêve de devenir violoniste. Réalisée par l’agence Vayner Media London, cette campagne s’inspire du parcours de Aboud Kaplo, aujourd’hui musicien concertiste en Australie et qui s’implique dans la récolte de dons pour l’Unicef.

Le spot d’une minute trente remonte le temps depuis la réussite du violoniste jouant sur scène jusqu’à sa naissance, en insistant sur l’importance des rencontres bienveillantes, la manière dont la musique lui a permis de survivre au travers des épreuves, bombardement, deuil, exil. Les images se déclinent en couleurs pâles, à la limite du noir et blanc, un jeu d’ombres et de lumières très particulier qui n’est pas sans rappeler certains plans du film Le Pianiste de Polanski. La bande son est ici essentielle : la musique du violon sert de fil directeur, brutalement coupé par le bruit des explosions avant de se transformer en berceuse.

L’effet est à la fois beau et poignant. L’objectif est ici de mobiliser l’attention sur les talents artistiques en devenir, sacrifiés par les guerres, un potentiel énorme qui mérite d’être protégé et épaulé. C’est l’une des missions de l’Unicef, qui a besoin de dons pour y parvenir. L’originalité tient dans une volonté très nette de valoriser la virtuosité du personnage, de se tourner vers l’avenir plutôt que de miser sur la restitution des violences et l’effet traumatique des images. C’est suffisamment rare pour être souligner en cette période où l’on privilégie l’immédiateté de l’émotion encouragée par la logique algorithmique des réseaux sociaux.

Et plus si affinités

https://www.unicef.fr/?gclid=Cj0KCQjwudb3BRC9ARIsAEa-vUvmE2xdFe5UBHdG8VzhKvGjDj0le4mlKDip1Vpf74TYylS-s9MzAuQaAl8OEALw_wcB

https://vaynermedia.com/