Cinéma / Percy Jackson – La Mer des Monstres. : Ovide en 3D !

Et tout le film est comme ça, la 3D en plus. Autant vous dire que vous ne soufflerez pas un instant durant 1h46 de grand spectacle en mode blockbuster et effets spéciaux à gogo. C’est qu’il en a fallu pas mal pour incarner les créatures mythiques ici convoquées pour jalonner la quête de Percy (et pimenter le scénar au passage).

Un petit résumé ? Percy Jackson est un sang mêlé, terme moderne pour désigner les héros de l’Antiquité, fruits des petites amourettes entre humains et dieux. Seulement voilà, être héros aujourd’hui, ce n’est pas forcément commode, ça peut même être périlleux. Aussi les gamins affublés de cette lourde hérédité se rassemblent-ils dans un campus un peu spécial, paumé au milieu des bois et où on leur apprendra à utiliser leurs dons et à combattre.

Car le héros abouti se doit d’accomplir une quête, examen de passage oblige. Fils de Poséidon, Percy n’échappera pas à son sort. Et ça donnera approximativement ça :

On vous avait prévenus J. Pas un moment de répit pour ce récit d’aventures survoltées où vous croiserez cyclopes, centaures, satyres, Charybde donc, les Grées également devenues chauffeuses de taxi (pratique quand on n’a qu’un seul œil pour trois), la Pythie, … j’en oublie et c’est ça qui est du reste fait l’intérêt du film : le réalisateur Thor Freudenthal et ses scénaristes Marc Guggenheim, Larry Karaszewski et Scott Alexander ont su y faire pour projeter dans notre univers ces légendes et les mettre à portée d’un public pas forcément au fait des Métamorphoses d’Ovide, d’ailleurs évoquées dans l’intro du film avec la transformation de Thalia (je n’en dis pas plus, vous verrez par vous-mêmes).

Certes le film se situe dans la série des prods pour ados directement ancrés dans le sillage des Harry Potter (difficile de ne pas faire le rapprochement), Twilight, X Men et consort avec en fil directeur le thème archi rebattu de la différence, de l’intolérance, de la rébellion, du sens du sacrifice et du combat. Plein de très jolis sentiments tout mignons, transmis à coup sûr par un casting performant (big up à Leven Rambin,qui joue Clarisse La Rue, fille de Mars dont elle a hérité le caractère guerrier et directif, que c’en est une joie), et qui faisaient d’ailleurs le socle des récits épiques de l’Antiquité. Comme quoi rien de nouveau dans notre perception de l’héroïsme !

Percy Jackson – La Mer des Monstres constitue donc un divertissement hyper efficace qui enchantera les bambins et leurs parents, tout en nous réconciliant avec L’Illiade et L’odyssée. On appréciera notamment l’apparition éclair deNathan Fillion, alias Richard « Rick » Castle (Castleeeeeeeeeeeeeeeeee !!!! ça y est, j’ai fait ma groupie) converti un instant en Hermès, dieu du commerce et de la communication, ici à la tête d’une multinationale du transport qui ressemble fort à la salle des portes de Monsters & Cie (et un gros coup de cœur pour les serpents du caducée, franchement c’était à hurler de rire).

Les puristes regretteront peut-être Jason et les Argonautes, Le Choc des titans et autres films à maquettes qui ont fait les grandes heures du genre épique au cinéma. Mais il faut convenir que l’héritage trouve ici un nouveau souffle, que nous allons encore respirer : les producteurs ont ménagé une fin ouverte bien pratique et m’est avis que Percy et sa petite bande vont très vite revenir secouer les écrans.

Et plus si affinités

http://www.foxfrance.com/cinema/percy_jackson_la_mer_des_monstres-20606/20606/

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