Sur les bord de l’Ourcq … un patrimoine oublié en voie de rédemption ?

bords de l'ourcq

Paris en été, chaleur et soleil, la fraîcheur de l’eau s’impose … inspirés par l’opération L’Eté du Canal, nous voici longeant à pied les bords de l’Ourcq depuis le bassin de la Villette jusqu’à Bobigny … d’abord curieux, nous nous laissons séduire par un environnement qui mêle friches industrielles et paysages de campagne pour refléter l’histoire d’un département riche de surprises et de potentialités.

Patrimoine architectural et mutations industrielles

C’est que cette zone de Seine Saint Denis fut en son temps un vaste jardin maraîcher, arrosé par le canal. L’eau y a attiré des industries dont les bâtiments depuis désertés font actuellement l’objet de réhabilitations architecturales impressionnantes, en témoignent les anciens locaux des grands moulins de Pantin ou les Magasins Généraux, aujourd’hui repris par des grands groupes qui ont financé leur restauration.

L’évolution économique du territoire apparaît via des panneaux explicatifs aux points clés de la balade, qui détaillent le vécu des installations, rappellent la mémoire des constructions aujourd’hui disparues. C’est une longue révolution technique et industrielle qui prend corps en lien avec une zone définie, ce qui permet de saisir sur le terrain les liens entre spécificités d’une région et enjeux économiques.

Sports, détente et culture

De Pantin à Bobigny, les berges sont désormais en cours d’aménagement pour accueillir coureurs, cyclistes et marcheurs, tout en ménageant des aires de repos et de loisirs destinées aux familles. Installation éphémère aux airs de kermesse, le Port de loisirs accueille le public autour de différentes activités, nautiques, musicales, ludiques. Il fait face au parc de la Bergère, espace vert offert aux riverains pour s’y délasser, s’y prélasser au fil des mois.

Le cours est également un axe culturel, sur lequel on trouve le Centre National de la Danse, installé dans l’ancien centre administratif de Pantin bâti en 1965 par l’architecte brutaliste Jacques Kalisz. Réhabilité, ce véritable palais de béton symbolise la politique de métamorphose urbaine voulue par le département et son désir d’y introduire la culture à destination des habitants comme des visiteurs. Un peu plus loin le théâtre Au fil de l’eau constitue un des pôles artistiques les plus productifs de la ville.

L’esprit streetart

Avec autant de lieux laissés à l’abandon, de friches et de palissades, streetart et grafitti ont fleuri naturellement. Ils font aujourd’hui partie du paysage, et les bords de l’Ourcq accueillent très régulièrement des artistes venus exprimer leur inspiration avec autant de talent que de ferveur. On peut les voir ébaucher leurs fresques à grand renfort de bombes aérosol, sur des pans entiers de murailles.

Si les promeneurs peuvent contempler leur travail en cours dans cet atelier à ciel ouvert, ceux qui prennent les navettes fluviales ont l’opportunité d’apprécier les panoramas multicolores dans leur ensemble et avec un recul aussi appréciable que le ronron tranquille du moteur. L’occasion par ailleurs de profiter des commentaires expliquant l’historique et le devenir des rives et de leurs principaux immeubles.

Et plus si affinités

http://www.tourisme93.com/

Enregistrer

Commentaires

commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.