Animal Collective on stage : quand les animaux enflamment le Trianon

C’est un Trianon rempli, avec une scène reprenant le thème de la pochette de leur dernier album qu’Animal Collective a retourné le public parisien. Une mise en scène avec pleins d’images, de dessins animés qui nous seront projetés tout le long du concert sur les dents de cette bouche aux apparences bien psychédéliques !  Le show fut orchestré par une set list mélangeant habilement les morceaux du dernier album, Centipede Hz, avec les classiques du groupe.

Tout commence calmement entre chœurs à la Beach Boys et instrumentation pop futuriste dans le long et majestueux « I think I can ». Puis on enchaîne directement avec un classique incontournable : « Did you see the word ». Morceaux présent sur l’album Feels. Nos quatre animaux de New York repartent à la charge avec un « Honeycomb » très énergique qui commence à faire bouger la salle. « Father Time » premier morceau du dernier album joué cette soirée fait groover le public. Avec Avey Tare qui assure niveau performance vocale.

Puis vient « Moonjock » avec ses chœurs qui s’envolent vers d’autres cieux. La salle devient bouillante, le sol du Trianon tremble sous nos pieds. « Wide eyed »  et « Pulleys » sonnent comme de douces accalmies dans ce joli bazar sonore.Après quatre morceaux de Centipede Hz, on retourne sur un titre plus long, plus pop comme le « What Would I Want ? Sky » présent sur l’EP Fall Be Kind. Avant que les quatre animaux déchaînés repartent à la charge avec « Peacebone ». Avey Tare sort de lui-même et se lâche complètement. Le public en fait le suit dans son entreprise. Les 10 premiers rangs devant la scène se mettent à danser, des pogos se créent, le tout dans une ambiance joyeuse et conviviale.

La salle est conquise et ce qui suit ne va être que folie. Après un petit rappel, nos quatre américains reviennent sur scène. Ça repart fort avec le premier single du dernier album : « Today’s Supernatural ». A ce moment-là, une constatation me choque. Ils n’ont toujours pas joué un seul morceau de l’album chef d’œuvre qu’est Merriweather Post Pavilion.

A peine le temps de faire ce constat, que les premières notes de « Brother. Sport » arrivent à mes oreilles. Morceau de clôture de leur chef d’œuvre qui est une véritable invitation à un voyage direction le futur de la pop. Et pendant que la salle explose, je réalise enfin pourquoi leur dernier album est moins bon que Merriweather Post Pavilion. La réponse se trouve au fond de la scène. La clé est  l’homme qui joue de la batterie tout en assurant une boucle vocale à faire rougir Brian Wilson. Oui, Panda Bear qui a profité de la pause faite par Deakin, lors de l’enregistrement de MPP, pour que sa voix prenne plus de place sur les morceaux du groupe. Cette voix parfaitement utilisée pour de longues boucles oniriques dont le talent est visible sur ses performances solos.

Le concert s’achèvera par un titre de l’album Feels. Le très rythmé « The Purple Bottle » conclut une soirée parfaite, haute en couleurs, explosive, qui aura satisfait les initiés mais aussi les personnes amatrices de bonne musique. Pour ma part, j’ai trouvé la clé de la baisse de régime du groupe sur le dernier album. Panda Bear doit être plus mis en avant ! Il arrive à sauver le dernier album de Daft Punk sur une chanson (Doin’it right). Un génie de l’ombre comme la pop indé en dispose beaucoup trop et qui ne sortent jamais de l’anonymat.

Et plus si affinités

http://animalcollective.org/

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