Amy, modern diva ? RIP

Sans même le savoir, Robert Leroy Johnson fut l’initiateur d’une liste de grands du monde de la musique qui s’éteindront à 27 ans. Depuis le 16 août 1938, date de sa mort et jusqu’à ce samedi 23 juillet 2011, annonce du décès d’Amy Winehouse, voici les stars disparues à cet âge maudit pour le rock : Brian Jones (fondateur des Rolling Stones), Alan Wilson (cofondateur du groupe Canned Heat), Jim Morrison, Jimmy Hendrix, Janis Joplin, Kurt Cobain…

Amy Winehouse rejoint donc ces mythes de la musique qui ont tous influencé des dizaines d’artistes, en influençant le rock à jamais… Les 11 millions d’exemplaires vendus depuis la sortie de Back To Black avaient déjà fait de la chanteuse une star. Mais elle a aussi été une star au mauvais sens du terme. Si au départ, les cures de désintox et la drogue constituaient l’inspiration de ses chansons, petit à petit, Amy est devenue la vedette des tabloïds anglais qui ont eu largement l’occasion de faire de gros titres et surtout de grosses ventes en étalant les multiples excès de la chanteuse.

Son talent est indéniable. Sa voix, inimitable. Son succès sera sans doute inégalable. Mais en y réfléchissant bien, Amy Winehouse était-elle une idole à vos yeux avant sa mort ce samedi ? J’en doute. Une chose est sûre, cette fin prématurée, dans des circonstances encore à préciser, va faire de la chanteuse soul l’emblème d’une génération. Dans 30 ans, vos enfants vous diront : « Tu as connu Amy Winehouse ? » comme on pourrait demander à nos parents : « T’es sérieux ? Tu as vu Bob Marley ? ». Ceux qui l’ont vu sur scène pourront dire que eux, « ils y étaient »….

Alors, finalement, plus que la disparition d’une artiste que l’on aimait ou pas, on vient de poser les bases une légende. Un emblème. Celui d’une génération de drogués et d’artistes que l’on croyait menée bille en tête à la tombe par Peter Doherty. Finalement ce sera bien Amy Winehouse qui creusera la sienne la première. Une génération de rebelles qui couraient à leur perte sans se soucier du lendemain, sans la volonté de s’inventer un rôle. On n’avait pas connu pareil symbole depuis Kurt Cobain mort le 5 avril 1994. Il faudra peut-être attendre les années 2020 pour croiser à nouveau le chemin d’un artiste de cette envergure, qui mènera sa vie comme un éternel combat contre soi-même, un gigantesque pied de nez aux règles classiques de la vie en société…

Je n’étais pas fan, mais une chose est sûre, Amy aujourd’hui partie au firmament des rockers est devenue l’incarnation de la moderne diva …

R.I.P for ever …


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