American Horror Story 8 : Apocalypse … NOW !!!

On va la faire courte, lecteur : si tu as blinde de boulot, des dead lines ultra serrées, ta belle mère en visite, et tes gosses malades à la la maison, surtout tu ne te lances pas dans la saison 8 d’American Horror Story ! Un spectateur averti en vaut deux : si la 7eme saison nous avait un chouia laissés sur notre faim, le huitième opus place la barre très haut dés les premières minutes et ne lâche rien durant les dix chapitres de ce récit absolument sidérant.

Antichrist superstar ?

Cette fois-ci, Ryan Murphy et sa smala s’attaquent au mythe de l’Antéchrist et de la fin du monde, d’où ce titre bilbico-destructeur et la cohorte d’images qu’il véhicule. Fils de Satan, Michael Langdon, incarné par le charismatique Cody Fern échappé de The Assassination of Gianni Versace : American Crime Story, lâche une pluie de bombes A sur le monde, le livrant à l’hiver nucléaire. Tandis que les rares rescapés meurent de faim et de tumeurs malignes dans un paysage lunaire, quelques happy few richissimes ont pu se retrancher dans des abris où ils végètent dans l’attente d’une renaissance à la sauce démoniaque, bien sûr.

Personne donc pour stopper le rouleau compresseur du Jugement dernier, … sinon Cordelia, la sorcière Suprême de Coven et ses girls (oui la saison 3, faut suivre, hein?!), en première ligne pour lutter contre le Malin, toutes griffes dehors. Un combat de titans, forces du Bien contre forces du Mal, puissance de la vie versus puissance des ténèbres. Et l’occasion de voir revenir sous les spotlights ces personnages si attendrissants, Myrtle en tête, auxquels s’ajoutent de nouvelles têtes, magiciens (et en perspective un affrontement ultra farouche et sexiste à la limite du féminicide entre warlocks et sorcières), adorateurs de Lucifer (avec un clin d’oeil à Anton Lavey, meneur de l’Église de Satan et auteur de la Bible satanique, et non non ce n’est pas une fiction, le gars a vraiment existé), robots humanoïdes, informaticiens nihilistes et camés …

Un cercle vicieux

Bref je ne vais pas tous les citer, Ryan Murphy n’a pas son pareil pour inventer des profils détonnants, qu’il recoupe avec ceux préexistants dans une sorte de Comédie humaine de l’innommable : ainsi cette saison 8 fait le lien avec les chapitres 1, 3 et 5, dans un jeu de recoupements et d’échos ultra complexe et astucieux, qui explique l’avant tout en donnant urgemment envie de revoir les épisodes précédents pour en saisir le sens véritable. Un vrai cercle vicieux ! Et une fois de plus un hommage sincère et emerveillé aux grands films d’horreur des 70’s dans la lignée de Rosemary’s baby de Polanski et autres bluettes du même tonneau, The Beyond de Lucio Fulci, les films de la Hammer bien évidemment, La Malédiction, L’Exorciste et tutti quanti …

On appréciera de retrouver la flamboyante Jessica Lange, Kathy Bates toujours aussi excellente, Sarah Paulson, grande grande actrice, Frances Conroy également ainsi que toute la troupe qui honore le casting de la série depuis ses débuts. On aura aussi le plaisir immense de découvrir donc Cody Fern dont la blondeur soyeuse cerne d’une aura maléfique cette tête d’ange noir à la voix caressante, et de voir débouler une Joan Collins absolument sidérante, ainsi que Billy Porter, qui quitte le rôle du très touchant Pray de Pose pour endosser celui tout aussi émouvant de Behold Chablis, l’ironique warlock. De nouveaux visages que nous serions heureux de retrouver à l’affiche de la saison 9 s’il y en a une, apparemment oui (une saison 10 également chouette, chouette), et de nouveau un crossover entre les chapitres de la saga, une spécificité de la maison dont on apprécie décidément beaucoup la virtuosité acrobatique !

Et plus si affinités

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