Album : They call me Rico – This kind of life

« Fort d’une dizaine d’années de spectacles à travers le Canada et en Europe avec son groupe Madcaps, il retourne maintenant, avec ce projet parallèle, à ses premiers amours, le folk et le blues ».

Ah ouais ? Tiens donc la belle blague, on se tort. Folk’n blues ? On n’a pas dû écouter le même album alors, monsieur/madame qui écrivez ces lignes. Attendez, je checke la pochette, on ne sait jamais, un moment d’absence, une illumination, un excès de pastilles contre la toux, y a d’la codéine dedans de ce qu’en dit la posologie … Mais non, on parle bien du même album. Alors désolée de contredire celui qui a rédigé cette présentation au demeurant charmante (et pardon ma chère rédac chef, tu vas probablement devoir calmer la colère des attachés de presse qui vont parcourir ma prose) mais ce projet est hautement, létalement, irréversiblement rock.

Et ça n’est pas discutable, ok ? Rien que le nom déjà, ça sent son western speedé à la Quentin Tarantino, son Mariachi signé Rodriguez. Si c’est pas rock’n roll comme référence, ça ? Sans parler des road movies horrifiques et sanglants de Rob Zombi ou d’un Massacre à la tronçonneuse ! En toute sincérité, les morceaux que j’ai écoutés pourraient parfaitement illustrer les frasques meurtrières de ces familles aussi célèbres que dégénérées. Ou encore mieux le superbe et cannibale Vorace, tiens, ça c’est bien aussi !

Une ode aux périples meurtriers qui donne à This Kind of life un goût très aigre de sang séché, de chair graisseuse. Et cela dés les premiers accords de guitare sous tendus d’une ligne de synthé funèbre et menaçante. « This kind of life will break your heart » ; exactement le genre de truc que Baby Firefly pourrait fredonner en s’apprêtant à buter une des victimes de The Devil’s reject. Je passe sur le single qui illustre l’album, le très acceptable et tressautant « To call my own » aux claviers dignes d’un prêche, pour m’arrêter sur les très structuré et virtuoses « Tried to love her », « Way down below », dont les solos de guitare sont juste un pur régal, la ligne mélodique une tuerie en puissance, les riffs de violence une véritable jouissance.

Sans compter avec l’attaque au tomahawk de « Winner or looser » qui vous laisse scalpés en trois minutes de montée chromatique, que du bonheur. Ou cette ballade tendre et mélancolique au titre ironique « I’m on fire » toute de frustration et d’envie recroquevillée, qui joue sur le contraste du thème et de la compo. Et bien sûr la conclusion, apogée intitulée avec bon sens « I may be right », oh que oui, nous confirmons, Monsieur Fred, n’arrêtez surtout pas, là vous êtes dans le vrai.

Surprenant du reste car Frédéric Pellerin est originaire de la neigeuse Montréal, donc pas franchement un climat torride, encore moins le soleil brûlant qui déssèche le Grand Canyon. Et pourtant avec en arrière garde les glorieux Charlie Glad, violoniste et claviériste, ou Christian Vézina à l’harmonica, This kind of life irradie d’ondes chauffantes comme un four thermo nucléaire ! Ce que j’appelle un album « hot’n’ burning ».

Bref et pour finaliser, They call me Rico sera au Café de la danse ce 4 décembre avec deux autres beaux gosses qu’on a déjà chroniqué ici à savoir Heymoonshaker, donc une belle belle affiche ! Vous savez ce qui vous reste à faire ! Et si vous ne pouvez pas y aller, pas de panique y a plein d’autres dates, … et on vous fait gagner deux albums !

 

Et plus si affinités

http://www.theycallmerico.com/

 

 

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