Album : The Dukes – Smoke against the Beat

the-dukes-smoke-against-the-beat-320x291

Donc voilà, il est 7:40, lundi matin, la France s’éveille, prête à galérer dans les grèves des transports tandis que les futurs bacheliers de l’hexagone vont aller massacrer les philosophes à grand renfort de fautes d’orthographe. Le monde tourne mal, malgré l’été qui s’annonce. Et moi, je comate devant l’ordi à rédiger mes articles, les yeux papillonnant de fatigue avant de plonger dans cette piscine à requins quotidienne. Dans les oreilles le nouvel album de The Dukes. Et dés les premières mesures de Smoke against the beat, c’est marrant, mais ça va beaucoup beaucoup mieux.

Parce que c’est un bon dieu de coup de pied au cul énergétique et sonore, mené tambour battant et mediator enragé à la main par Shanka, dont les prestations sont toujours survoltées. Je me souviens encore du concert homérique de No one is innocent au Pont du Gard et de ce diable de guitariste jouant les équilibristes sur les baffles de retour, un vrai bonheur ! Eh bien c’est le même qu’on retrouve ici, avec son compère batteur Greg Jacks, pour lui donner la réplique.

10441279_694271103973936_6361314545865649316_n

Victory sorti en 2011 avait placé le groupe sur des fonds baptismaux rock tempétueux, Smoke against the beat confirme le but en montant la sauce à grandes giclettes de punk que c’en est un bon dieu de bonheur qui vous irradie les nerfs, le cerveau, les artères. Cardiaques, ne vous abstenez sous aucun prétexte, les 12 pistes de cette succulente galette vont vous faire revenir des rives de l’Achéron, foi de Padmé !

Effet garanti, « Just in case », « Smoke against the beat », « Black hole love », « Gold digger », « The great escape » … il s’agit ici de vous tenir en haleine entre les ralentis langoureux du blues le plus rugueux et les accélérations létales d’un punk rock foudroyant et vénéneux comme un cobra à l’attaque. Entre les rues ouvrières de Manchester et les rectitudes poussiéreuses de la 66, l’album déferle, emportant sur son passage les folies grunge pour faire le plein de révolte et de vie.

1907565_643500742365085_1816846212_n

« Alive », scande une des chansons. Pas de souci : on applique ce programme à la lettre, sous l’égide de Smoki, nouvelle égérie du groupe, mi loup mi crocodile, éloge de résistance intellectuelle et viscérale face au système, qui s’impose ici pour nous montrer la voie de la réactivité survoltée et irréversible. Directe émanation de la punkitude « Do it yourself and be free », que ce personnage investissant l’univers du groupe, à grand renfort de dessins et de motion pictures, et avec la patte de Paul Toupet pour la réal des masques, s’il vous plaît. A écouter, visionner, et suivre car Smoki n’a pas fini de nous surprendre ! En abuser en boucle, à chaque instant de ces journées de plus en plus lourdes à tolérer, avec à l’esprit cet avertissement : « Don’t die a copy ». relevez la tête, and moove on !!!

Et plus si affinités

http://www.thedukesmusic.com/

Commentaires

commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.