Album : Punish Yourself – Holiday in Guadalajara

 » Rock’n’roll is dead, we are the zombies « . No kidding ?! Avec pareil teaser, on n’aurait pas cru, tiens ! Teaser du reste particulièrement bien fichu qui scarifie en quelques plans la ligne directrice du nouvel album de Punish Yourself. Mexique + Dia de los muertos + son ultra brut +  electro rock + défonce intégrale + western démoniaque + match de catch post mortem + sorcellerie phosphorescente + …

A vous de rajouter les ingrédients qui complèteront cette équation chimique déjà bien bien corrosive, et prête à vous être balancée en pleine tête le 11 octobre au cours d’une très cigalienne release party à laquelle nous assisterons tout contents de retrouver le combo toulousain au mieux de sa forme et coloré à souhait.

C’est du moins ce que laissent présager les treize torpilles équipant le sous marin ultra atomique Holiday in Guadalajara dirigé de main de maître par Vx69 et sa bande de desperados fluorescents. On y retrouve la puissance de tir des albums précédents mais au rythme déchaîné d’une chasse maléfique lâchée sur les chemins de la gloire, avec force répliques en espagnol et toujours ces références à un monde cinématographique extrême dans ce qu’il a de plus dramaturgique.

Mad Max sous mescaline, Macbeth sous krack, Dawn of the dead sous LSD, … vous avez le choix du moyen de transport mais je vous le dis de suite vous n’échapperez pas au boulet de canon voodoo qui va vous flinguer les tympans dés les premières notes de « All you zombies » déjà bien chauffées par l’intro « Bienvenido al estado libre et reunido de Mexxxas » et perpétué par la suite « Nation to nation ».

Et tous les tracks de s’enchaîner comme autant de charges guerrières qui font passer l’assaut wagnérien d’Apocalypse now pour une tendre promenade dans les champs fleuris de La petite maison dans la prairie. Car autant vous l’annoncer, sous ses dehors barrés, cet album est un véritable appel à la révolte, un réveil des guerriers, qui exhorte à camper dans les zones encore libres de notre monde et d’en tenir les frontières avec hargne et sans lâcher un micro iota de terrain.

Eh oui, faire ainsi référence au Mexique, c’est quelque part agiter la tradition révolutionnaire qui a fait vibrer le pays avec Pancho Villa, Emiliano Zapata. Pas un hasard si la capitale culturelle Guadalajara fut le berceau de la guerre d’Indépendance et de la Révolution. Quant à ces vacances, elles résonnent comme un clin d’œil à l’incontournable et désormais mythique « Holiday in Cambodia » des Dead Kennedys. Et en point d’orgue comme une résurgence diabolique et irrépressible de « Worms », ce magnifique « Abajo bajada » tout droit sorti de la tombe, auréolé, visité des saints et des dieux, héroïque, épique.

En bref et pour faire court, les amateurs vont A-DO-RER ! Et les néophytes se retrouver convertis manu militari !

Et plus si affinités

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