Album : Les Tambours du Bronx – Corros

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Tant qu’à célébrer les quatre ans de the ARTchemists sur fond de guérilla culturelle en devenir, autant le faire en fanfare. Vu que l’avenir va être au fight quotidien, affichons la couleur mélodique d’entrée de jeu, avec le nouvel album des Tambours du Bronx.

Faut ce qu’il faut ! Donner dans la dentelle, ça va un temps. Mais en l’état le plein d’énergie c’est pas un luxe. Et ces messieurs savent y faire. Corros le confirme, combinaison du rhinocéros originel et du corbeau psychopompe, qui complète les sept premiers opus. Les chers guerriers fusionnent désormais les puissances totémiques dont ils se réclament et baptisent leurs nouvelles pulsions combattantes d’un cri guttural fait pour transir de peur et de joie la planète entière.

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De quoi vous réveiller les tripes et rappeler à tous qui sont les patrons. Noir, orgiaque, cérémoniel, la bête trapue bande ses muscles, courbant la tête, prête à charger. Malheur à qui la défiera, car elle ne laissera rien sur son passage. Euphémisme de dire qu’on aime, en fait on adore, car ce type de musique a l’heur de résonner dans nos tripes avec bonheur, et de rayonner à l’international où le groupe compte moult fans fidèles et dévoués (et en prime ils donnent une bien belle image de notre chère France, heureusement qu’ils sont là pour remonter le niveau).

C’est qu’universelle, elle prend corps dans un bastion ouvrier de Nevers la très hexagonale, pour y fondre indus, afrobeat, rock, techno, world music dans une très nette tendance dark qui ne cesse de charmer nos tympans délicats et notre imaginaire de goth. 16 musiciens pour 31 titres qui canardent avec la puissance de feu d’une armada intersidéral … le live promet d’être transcendant, à l’aune de leurs prestations habituelles, dirais-je.

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Une grande messe mécanico-métallique où les corps ruisselants évoqueront les héros d’Enki Bilal, la hargne des personnages de Druillet, une projection des Chroniques de Riddick, Mad Max sur Loire, Barjavel converti au punk, Beethoven passé aux joies du synthé et du sample, une tellurique batucada d’acier et de feu … que du bonheur en somme … et une fierté retrouvée d’entendre cette charge de cavalerie pour chevaliers urbains. Les derniers remparts avant l’Apocalypse ???

Et plus si affinités
http://www.tamboursdubronx.com

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