Album : Ghost Culture

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L’ambiance n’étant pas au beau fixe, il est plus que temps de nous offrir une petite respiration musicale, à la fois dense et originale, dansante et contemplative, qui nous vient des brumes anglaises.

Avec « Giudecca », Ghost Culture donne le ton de son univers créatif. En 4 minutes 12, il dessine les contours de l’île vénitienne, les impressions qu’on ressent en s’y promenant sous le soleil ou la neige, un tableau harmonique qui change de modulations au fil des arpèges, soulignant les sentiments, des émotions allant de la légèreté à la mélancolie, au détachement.

De fait, les dix tracks qui forment ce primo album éponyme plantent avec beaucoup de sens artistique et de confiance les qualités musicales du compositeur londonien.  Jeune certes, ce dernier ne manque guère d’inspiration ni de talent, et son style illustre avec justesse le patronyme du label qui le produit, Phantasy Sound.

Epaulé par Erol Alkan, qui a par ailleurs mis en rail  les LP de Connan Mockasin et Daniel Avery, Ghost culture puise dans la grande tradition des balades anglaises ( ainsi « The Fog »), leur apportant une touche électro très ludique nuancée par son style 60’s et cette nette tendance de crooner qui fait son originalité : en résultent des hybridations intéressantes comme le très beau « Answer » ou « Mouth ».

Le mélange est séduisant, se laisse écouter comme une douce rêverie, se parcourt comme un journal intime émaillé de réflexions, de désirs, d’observations. Le tout se charge de belles promesses mélodiques qu’il conviendra de suivre à l’avenir car ce fantôme culturel a de fortes chances de jouer un rôle bien concret dans les futures nuits festivalières.

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Et plus si affinités

http://www.ghostculture.com

 

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