A l’avant garde : Sarah Jérôme – Mue – 2013

Habituellement Sarah Jérôme se plaît à mêler les couleurs, les fondre et les étaler dans des dessins aussi menaçants qu’étranges. Ici c’est en tissant le fil qu’elle parle de la décomposition des êtres, … ou de leurs complexité :

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Sarah Jérôme – Mue – 2013

Mue bien sûr évoque la transformation, une lente détente de l’être qui se dilue en longues tresses informes sur le sol. Si elle questionne le moment de cette déliquescence, ses étapes, l’œuvre à mi chemin entre filage et sculpture, demande : « Pourquoi ? » Quel fut l’agent provocateur ?

L’autre à ses côtés, déjà en train de se vider, qui n’apporte aucune aide, passif et comme absorbé par son absence de consistance ? Le sort, fatal et indifférent ? La nature du monde et des choses ? Toujours est-il qu’on s’aplatit sans retour, matière informe à peine modelée par la main à la fois sûre et légère de la plasticienne transformée en Parque, et qui ainsi dévide nos avenirs communs ?

Et plus si affinités

http://sarahjerome.com/

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