A l’avant-garde – Rotterdam : Martine Viergever – MOHS 5.5.

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Cette jeune designer est hollandaise d’origine et nous l’avons découverte lors d’une présentation de talents rotterdamois.

Une amoureuse du détournement de matière, qui cherche la beauté inhérente aux objets du quotidien : c’est ainsi qu’elle consacra toute une série de bijoux à explorer l’esthétique de bondes d’évier ou d’attaches pour paquets de pain de mie.

Avec MOHS 5.5. elle s’attaque à un matériau autrement plus complexe : le verre. Plus spécifiquement fascinée par cette mince ligne verte qui transparaît dans l’arête de ce support, elle a cherché par tous les moyens à s’en approcher. Peine perdue : rien n’y fit sauf la brisure.

Et la demoiselle d’exploiter la chose. D’où toute une série de créations où la déchirure prime, celle du verre recyclé de bouteilles, de vitres, celle des vêtements lacérés, de la peau écorchée. Car de fait ces éclats sont importables à moins de se blesser, de marquer le derme, le tissu.

En façonnant ces frustrations, Martine Viergever met en abîme la question du matériau indomptable, et en évidence le caractère dangereux et faux de la séduction. Ou quand l’accessoire dépasse le cadre de la futilité …

 

Et plus si affinités

www.martineviergever.com

Things That Might As Well Be…
Seasons Greetings
Rear View Mirror
Boum Bricolage

We discovered this young dutch designer during a presentation of Rotterdammers talents.

Martine Viergever is  lover of the diversion of nuclear materials, she seeks the inherent beauty of everyday objects: this is how she created a whole series of jewelry to explore the aesthetic of bungholes sink.

With MOHS 5.5. she studies a much more complex material: glass. More specifically fascinated by the thin green line which is reflected in the edge of the support she has tried by all means to approach it. Wasted effort: nothing happened except the break.

And the lady decided to use it. With a series of creations where the tear is premium, coming from the recycled glass bottles, windows, coming from slashed clothes, skin flayed. Because in fact these chips can be worn unless injury, scoring the dermis, the tissue.

Shaping these frustrations, Martine Viergever questions  the indomitable material, and highlights the dangerous and false seduction. Or when the accessory is beyond the scope of the futility …

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