A l’avant-garde : Renato Nicolodi – Porticus III – 2008

Le lieu est imposant, symétrique et glacial. Une architecture vide qui demande à vivre, un écrin froid et sacré. Mais peut-on vivre dans semblable espace ? Lieu de pouvoir, lieu de foi, … chaque colonne, chaque pierre écrase l’individu, le réduit au rang de fourmi, le dissout dans ce clair obscur qui n’existe pas.

Car à l’image de Piranese ou de Pier Luigi Pizzi, Renato Nicolodi travaille sur l’imaginaire et l’impalpable. Ces palais de marbre au front audacieux sont des simulations en 3D, du virtuel pur, de la synthèse, un amas de pixels érigés soudain en constructions orgueilleuses qui interrogent le rapport entre l’homme, la science, la perception, la société et la technologie.

Onirique et désincarné, cet univers est le fruit de gestes concrets, d’une réflexion poussée, d’une sculpture pointue de l’impalpable, que l’artiste avec beaucoup d’habileté et une certaine ironie met en regard avec des maquettes qui restreignent ces proportions gigantesque, comme pour rappeler que le monde n’est qu’un tout petit théâtre.

Et plus si affinités

http://renatonicolodi.com/index.html

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