A l’avant garde : Mathieu Desjardins

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Halloween, sorcières, vampires, bonbons, l’occasion de frissons bon marché et de gros rires en cascade. Et l’essence du bizarre dans tout ça ? La racine première et profonde de l’étrange, du dérangeant, du monstrueux en gestation ? Il revient à des illustrateurs comme Mathieu Desjardins d’en rappeler l’existence.

A la manière d’un Robert Crumb, ce jeune dessinateur trace des univers psychédéliques horrifiques et grotesques, où les yeux de créatures hybrides explosent en farandole, dans un ballet de tripes rose fluo, de cerveaux multicolores. Ici la chair dégouline, gélatine polychrome et désespérée de se voir fondre sans espoir.

Auto-dévoration homérique, épique mutation en continu, à cheval entre l’esprit fanzine et la défonce du lowbrow art, le bordelais Desjardins déploie un imaginaire psychotrope vomitif, truculent, érotique. Ses œuvres se contemplent avec la stupéfaction transie des croyants médiévaux, fascinés jusqu’au dégoût par les diables et les gueules d’enfer des fresques religieuses.

Drôle, incroyable, perturbant, son trait secoue, remue, révulse et soulage. On n’y échappe pas, pris dans le piège de détails précis et méticuleux, un mouvement de boulimie passionnée et fatale, un torrent d’ironie et de fiel qui réveille les cauchemars de décomposition.

Et plus si affinités

http://bellevue-illustration.com/mathieu-desjardins/?pid=112

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