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Trouvaille Musique : Gut-Scrapers

Y a des trucs dans la vie qui ne se calculent pas : les esquimaux citron/fraise, la blanquette de ma maman, siester au soleil avec mon chat, « Terre » et le Kelly de Hermès, kiffer une paire de Louboutins zébrées, tracer le trait d’eye liner qui fait le regard félin, les coups de foudre …

Le refrain de « Take’em off » s’est imposé comme une de ces évidences existentielles ; et nos cinq gratteurs de crincrin chéris ont suivi à la première rencontre. Pas étonnant quand on entend leur rock granuleux et fluide à la fois, de la musique de seigneurs, énergétique, du RocK avec un R et K majuscules, que les Gut portent avec humilité et fougue à la fois. Du hard’n roll disent-ils avec un brin de malice, qu’ils déversent comme des fauves indomptés à chaque live.

 

Le problème c’est que de live je n’en ai vu aucun jusqu’à présent, étant toujours sur les routes quand ils jouent. Nous sommes maudits, et nous en rions du reste, c’est devenu une plaisanterie entre nous. Et une chance quelque part, car si je ne les ai pas vu ruiner une scène sous les applaudissements de leurs fans, je les ai vu répéter. Et bon Dieu, ça valait son pesant de cacahuètes.

Moi, religieusement installée sur mon tabouret entre la basse de Florent et l’ampli de William, Fred et sa gratte en face de moi, Thierry carré sur sa chaise contre la porte, son micro à la main, Pierre coincé derrière sa batterie. Leur local est exigu en mode kleenex, pogo frénétique, lancer de guitare et headbanger sont hors de question à moins de faire crouler le frêle cabanon où les cinq loups ont remplacé les trois petits cochons.

 

Des loups studieux, concentrés sur leur musique, les morceaux d’un futur album qu’ils travaillent avec la précision d’un mécano révisant le moteur d’une Chevrolet. Ils s’accrochent, mais c’est dur d’être un rocker : difficile de retenir un riff, un élan, un éclat de rire, … je passerai trois heures avec ces cinq taureaux en manque d’arène, prêts à défoncer un troupeau de matadors. Un vrai privilège, n’en déplaise à leurs admiratrices qui d’un coup me détestent.

Rassurez-vous, mesdames, et messieurs aussi, ces gentlemen allient l’élégance rebelle du biker à l’errance créative du troubadour. Normal : s’ils chantent en anglais, ils n’en sont pas moins des fils de la terre d’Oc. Et ils ne l’oublient pas. Jusque dans leurs projets de scène qui pourraient à terme en charmer plus d’un. A suivre donc pour le meilleur et pour le rock.

En attendant ce nouveau spectacle, rdv pour le concert du 31 Mars où ces messieurs partageront la vedette avec les amazones de Crucified Barbara. Intéressant !!!!!!

 

Merci à Alexandre badaroux pour la vidéo de concert

 

Et plus si affinités

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